Retour dans l’accord nucléaire de Vienne : les concessions et exigences de Joe Biden

À peine installé dans son fauteuil du président des États-Unis, qu’une panoplie de dossiers attend déjà Joe Biden sur la table. L’un des plus brûlants est l’accord sur le nucléaire iranien signé en 2015 sous la présidence d’Obama. Le nouveau président avait promis rétablis les États unis dans cet accord une fois élu. Un accord qui avait été ignoré par son prédécesseur. Mais la tenue de cette promesse de Joe Bien semble être plus compliquée que prévu.

Les concessions de Joe Biden

Au vu de l’allure qu’avait prise le dossier de Téhéran dans la campagne électorale de la récente élection présidentielle américaine, l’on s’attendait à ce que les États unis réintègrent l’accord sur le nucléaire iranien dans les premières semaines après à l’élection de Joe Biden. Mais la réalité sur le terrain est toute autre chose. Suite à la sortie de l’accord par Donald Trump, l’Iran semble reprendre avec ses vieilles habitudes. La République islamique estime ne plus avoir d’engagement à respecter vu que le grand acteur de cet accord s’est retiré. Un retrait qui est suivi d’une longue suite des sanctions prises par l’administration Trump. Ainsi, pour faire le premier pas, Joe Biden promet de lever ses sanctions draconiennes infligées par son prédécesseur. Cependant, cette décision ne serait pas sans contrepartie.

Les exigences de Washington

Pour décrisper la situation, Joe Biden accepte d’assouplir les sanctions imposées par Donald Trump. Mais cet assouplissement serait effectif à condition que l’Iran s’engage à respecter les clauses de l’accord. Cependant, cette promesse ne semble pas emballer les dirigeants iraniens. Ces derniers prennent le contre-pied du président américain et demandent d’abord la levée des sanctions avant une quelconque exigence. Mieux, la récente loi votée par le parlement iranien interdisant dorénavant le contrôle international du programme nucléaire n’arrange sûrement pas l’option d’entente que voudrait Joe Biden.